Sommet
CHATEAU MALARTIC LAGRAVIÈRE
En 1803, le Domaine appartenait à la famille du Comte de Maurès de Malartic, grand serviteur du Roi de France qui guerroyait contre les anglais au Québec et dans l’Océan Indien. Aujourd’hui, Alfred-Alexandre Bonnie fête ses 12 ans ici, et l’on pratique ici la “haute couture du vin” : terroir, cépages, clones, porte-greffe... tout est analysé dans les moindres détails pour mettre la technologie au service de la tradition, notamment en manipulant le moins possible le raisin. Du grand art.
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L’atout majeur du Château Malartic Lagravière est son terroir situé sur une terrasse profondément entaillée par le ruisseau de l’Eau Blanche, un terroir particulièrement réputé, une superbe croupe bien exposée composée d’îlots graveleux datant de l’ère du Quaternaire, le nom même du vin évoquant déjà le sol chargé de belles graves. C’est en 1997, qu’Alfred-Alexandre Bonnie, homme d’affaires belge et son épouse Michèle, rachètent ce Grand Cru classé et se lancent dans un ambitieux projet de rénovation.
Le résultat est remarquable : Château, parc, vignoble, modernisation du chai, cuvier octogonal qui abrite de nombreuses petites cuves correspondant à chaque parcelle qui reçoit une vinification très personnalisée, superbe chai à barriques de chêne renouvelées régulièrement chez les meilleurs tonneliers...
Aujourd’hui, le vignoble représente 46 ha de rouge (Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet Franc et Petit Verdot) et 7 ha de blanc (dominance du Sauvignon, 20% de Sémillon) et l’âge moyen des vignes est de 30 ans. Il est sous la houlette du fils d’Alfred-Alexandre Bonnie, Jean-Jacques, et de son épouse, Séverine.
Ici, chaque cep de vigne, chaque parcelle, font l’objet d’analyses, de prélèvements pour répondre à une recherche de qualité optimale. Le Second Vin s’appelle la Réserve de Malartic (anciennement appelé le Sillage), en rouge et en blanc.
“L’enracinement en profondeur, précise Jean-Jacques Bonnie, oblige la plante à puiser ses ressources profondément dans un sous-sol particulièrement intéressant par sa diversité géologique qui confère aux vins de complexes saveurs. Cela évite à la plante de trop souffrir en cas de grosse chaleur ou de sécheresse, les racines trouvent de la fraîcheur en profondeur et en cas de pluie, notre terroir de graves devient drainant. La maturité des raisins est donc lente et progressive, un gage de qualité certain. L’ensemble du vignoble est labouré toute l’année, aucun désherbant ni insecticide ne sont utilisés et chaque pied fait l’objet de soins méticuleux. Des amendements, d’origine exclusivement organique, sont prodigués avec parcimonie afin de maintenir la vigne proche d’un état de carence savamment dosé. Notre gestion parcellaire a notamment permis de mieux cibler les protections à apporter au vignoble. Ce suivi constant à la vigne nous permet de prendre les bonnes décisions au moment opportun avec beaucoup de précision et en suivant les principes les plus récents de la lutte intégrée.”
Il suffit de déguster les derniers millésimes pour se rendre compte que le rouge se situe parmi les meilleurs de l’appellation, ainsi que le blanc, des vins de garde.
“Le millésime 2009, précise Jean-Jacques Bonnie, a bénéficié de conditions superbes voire idéales ! L’hiver fut froid et le printemps sec et tempéré. La fleur s’est déroulée de façon homogène et d’une rapidité exceptionnelle pour tous les cépages entre les 28 mai et le 1er juin, donnant suite à une véraison harmonieuse. La combinaison de facteurs positifs –condition indispensable à la composition de tanins fins et élégants- (véraison homogène, soleil et chaleur contrebalancés par les nuits fraîches, hygrométrie idéale) a rarement été atteinte de cette manière depuis 30 ans, notamment sur les mois cruciaux d’août, septembre et début octobre !
Renforcés par les pratiques culturales mises en place depuis 1997 à Malartic-Lagravière (agriculture raisonnée, suivi des maturités parcelle par parcelle, vendanges minutieuses parcellaires...) les Malartic-Lagravière Rouge et blanc du millésime 2009, dotés d’un immense potentiel, auront, sans aucun doute, un grand avenir, proche ou lointain !
Rouge 2008 : nous avons récolté les premiers merlots le 5 Octobre et avons terminé les vendanges le 17 Octobre. Nous avons choisi de laisser mûrir les raisins au maximum. Ils ont révélé de très belles acidités, une grande quantité de polyphénols bien enrobés par un corps consistant et dense. Cela fait longtemps que je n’avais pas goûté des vins aussi puissants et denses, une belle réussite. Ils seront rares, car nous avons de petits rendements (25 hl/ha). Ces rendements faibles associés à la belle maturité donne ces vins magnifiques.
Rouge 2007 : grâce au bel été indien, la récolte a été superbe, le vin est très fruité, un peu plus souple, un vrai vin plaisir de garde moyenne.
blanc 2008 : nous avons commencé la vendange tardivement pour obtenir une bonne maturité des raisins et c’est grâce à cela que le vin s’améliore de jour en jour à l’élevage, offrant une belle puissance aromatique. Vin très élégant, tout en finesse et en complexité (rendement 15 hl/ha).
blanc 2007 : une très belle réussite, très grande puissance, très équilibré. On retrouve à la fois cette belle trame acide qui permet d’obtenir cette bonne fraîcheur en bouche, qui s’amplifie en milieu de bouche et gagne en puissance développant des arômes persistants, un vin extraordinaire.”
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