Excellence
LE CHATEAU DE LAMARQUE
Jolie forteresse médiévale aux grandes murailles dont les murs les plus anciens datent du XIe siècle. Aristocrates, chevaliers et maréchaux se sont succédés dans ce haut lieu historique jusqu’au Comte de Fumel qui l’acheta en 1841, c’est son descendant direct Pierre-Gilles Gromand d’Évry qui l’habite aujourd’hui avec son épouse Marie-Hélène.
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Tous deux consacrent leurs soins attentifs aux 600 barriques du chai où s’élève un authentique cru bourgeois supérieur. Ce joli vignoble de Haut-Médoc compte 35 hectares de vignes plantées sur un terroir composé de graves garonnaises du quaternaire. L’encépagement classique de l’appellation est réparti de 45% de Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc, 35% Merlot et 5% Petit-Verdot. Les vignes taillées en Guyot double, bénéficient d’une culture raisonnée, les vendanges vertes assurent aux plus belles grappes de mieux s’épanouir, l’effeuillage assure un ensoleillement maximum. La vinification est supervisée par Jacques et Éric Boissenot.
Avant la fermentation alcoolique, des “saignées” sont effectuées sur chaque cuve afin d’obtenir une meilleure concentration. Celles-ci sont vinifiées séparément et donnent naissance à un vin de saignée, un excellent Rosé dénommé “Noblesse”. Les meilleures cuves constitueront le Grand Vin “château de Lamarque”. Par ailleurs, le Second Vin élaboré à partir de raisins issus de vignes plus jeunes, se nomme “D de Lamarque” en référence au donjon du château qui date du XIVe siècle.
L’autre cru bourgeois de la propriété, château Cap de Haut, est issu d’un vignoble mitoyen de 12 hectares dans la même appellation Haut-Médoc.
“Le travail de Marie-Hélène, précise Pierre-Gilles Gromand, qui supervise les soins apportés à la vigne depuis 6 ans ont vraiment été un avantage lors de la vendange 2008. Les rendements étaient faibles, volontairement limités, c’est vrai, mais la qualité des raisins était tout à fait satisfaisante. Le vignoble, d’âge moyen de 40 ans, donne des vins plus concentrés, plus complexes, et cela se retrouve très bien à la dégustation. Les vins présentent une réelle souplesse, un bel équilibre et évoluent avec harmonie. Tout ce long travail de mise à niveau de la vigne, parcelle par parcelle, peut se montrer parfois ingrat, mais, dans des années plus délicates, cela s’est révélé être un atout majeur.
Le 2008 est un beau millésime, de belle robe intense, qui mêle concentration aromatique et délicatesse en bouche, avec ces arômes caractéristiques d’épices (cannelle, muscade) et de griotte, aux tanins très équilibrés, d’excellente évolution.
Le 2007 est tout à fait réussi. Une attaque franche, un vin droit et ferme, avec de la souplesse et du caractère, des arômes persistants et très frais de fruits rouges, une structure harmonieuse qui évolue bien.
2006 : dans la lignée du 2005, un vin très agréable, velouté, aux puissants arômes de fraise et cerise, de bouche suave, bien soulignés par des tanins soyeux.
2005 : couleur profonde, un vin intense, épicé au nez, solide et rond, avec cette bouche où prédominent le cassis confit et le cuir, un beau vin associant charpente et distinction.
2004 : arômes de réglisse, de zan à la violette, bouche bien ronde en attaque, souple et ample avec des tanins qui soulignent juste le vin. Un vin ferme, bien équilibré, solide, très fruité, d’une belle finale élégante et classique.”
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